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 regan ∞ I’ve noticed lately I need you, maybe

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MessageSujet: regan ∞ I’ve noticed lately I need you, maybe   Ven 27 Fév - 7:56


I’ve noticed lately
I need you, maybe

tell me if I'm wrong, tell me if I'm right
Tell me if you need a loving hand
to help you fall asleep tonight

 

Un verre de whisky. Demanda Fitz au barman. Enfin, il n’avait même pas besoin de demander. C’était devenu une habitude. Tous les mois, c’était la même chose. Le dernier jeudi du mois, le blondinet était l’artiste invité et il allait montrer ses nouvelles compositions aux clients du bar du coin. Il s’était lié d’amitié avec le fils du propriétaire et, quand ce dernier avait entendu Fitz jouer de la musique, il s’était dit que ça pourrait être intéressant qu’il vienne jouer dans son établissement, le temps d’une soirée. Et puis, si les clients n’aimaient pas, il pourrait toujours "rompre le contrat". Heureusement pour Fitz, ils semblaient apprécier ses prestations. Il avait vu ce que les clients pouvaient faire s’ils n’appréciaient pas et, quand c’était le cas, ils vous le laissaient savoir. Même bourrés, personne n’avait encore lancé sa bière ou son assiette de nachos en direction de Fitz comme il avait pu le voir dans d’autres bars ou à d’autres personnes qui avaient performé le temps d’une soirée micro libre. Il espérait que ça ne lui arriverait jamais, pour être franc. Voilà pour toi. Lança le brunet derrière le bar en faisant glisser le verre sur la surface du bar.. Merci. Rétorqua l’artiste avec un léger sourire aux lèvres alors que sa main se referma sur le verre. Il but une gorgée de son précieux liquide avant de se retourner sur son siège et de regarder l’homme qui se tenait debout sur la petite scène au fond du pub alors qu’il l’introduisait. Enfin, ce n’était sans doute plus nécessaire parce que la majorité des gens qui se trouvaient  dans la salle étaient des clients réguliers. Ils avaient l’habitude de ces soirées. Accueillez Fitz. Lança l’homme avant de quitter la scène. D’un coup sec, le jeune musicien but le contenu de son verre et s’empara de sa guitare avant de se diriger vers la scène. Comme à chaque soir, il était nerveux. Évidemment. Il jouait devant une foule qui pouvait, à tout moment, décider qu’ils en avaient marre de lui et qu’ils voulaient le voir partir pour que les patrons mettent de la vraie musique comme certains disaient. De la musique d’ambiance. Pas les petites chansons calmes que Fitz jouaient. Parce qu’il est vrai que le blondinet n’était pas vraiment du genre à jouer le style de musique qui passait dans les clubs. Il préférait de loin les ballades ou les textes à message. Enfin, après avoir pris une bonne inspiration, il monta finalement sur la petite scène et s’installa sur le petit banc installé juste pour lui. Il prit quelques secondes, peut-être une minute ou deux, pour accorder sa guitare avant de se lancer. Il s’introduisit un peu maladroitement, mais ses paroles arrachèrent quelques rires à la petite foule rassemblée, ce qui était toujours un bon signe. Ils étaient réceptifs et peut-être même prêts à l’écouter vraiment. Il ne serait peut-être pas seulement une musique de fond à leurs conversations, la musique un peu trop forte qui les pousse à hausser la voix. Peut-être que pour certains, ce serait comme assister à un concert pour lequel on n’a pas payé. Enfin, il gratta les cordes sa guitare Lying in a bedroom, lighting up a Benson, face hair is growing so I cut it with a vengeance Entama-t-il en fermant les yeux. Il avait découvert, au fil du temps, qu’il était beaucoup plus facile de fermer les yeux et prétendre qu’il était à la maison que faire face aux gens qui étaient assis devant lui. De temps à autre, il se permit d’ouvrir les yeux et vit quelques personnes le regarder, bouger sur leurs chaises. Il faut croire que certains appréciaient réellement sa musique. D’ailleurs, il les reconnaissait parce qu’ils venaient souvent lui dire qu’il faisait du bon boulot. C’était ces commentaires qui le poussaient à revenir mois après mois et performer encore et encore. C’était ces commentaires qui lui donnaient le courage de continuer à écrire et à vouloir se faire entendre. Parce que s’il ne les avait pas de sa famille, il fallait bien que Fitz trouve les encouragements ailleurs et c’était chez de parfaits inconnus qu’il les retrouvaient.  

mots: 709 | tag: regan <3 | notes: je me rattrappe au prochain promis.


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Dernière édition par a. fitzgerald meyers le Sam 28 Fév - 19:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: regan ∞ I’ve noticed lately I need you, maybe   Sam 28 Fév - 11:44


it’s you.
it’s always been you.
✻✻✻


Tu ne sais pas où aller. Ton sac à main est calé contre ton épaule, tes cheveux viennent caresser ton visage, portés par le doux son du vent, et ta mine est contrariée. Micah avait omis de te dire qu'elle n'était pas là, ce soir. Elle avait dû se barrer avec son skate, surement, et partir loin, très loin, trop loin pour toi. T'es devant chez elle, là, et t'es perdue. Son portable renvoie directement sur la messagerie, son appartement est vide, t'es rentrée pour vérifier. T'es sortie ce soir, Regan. T'as dit à Cam que tu sortais, que tu n'allais pas passer la soirée à bosser. Tu lui as promis que tu n'allais pas faire que lire des romans français du dix-huitième siècle toute la soirée. Alors tu ne peux pas rentrer, pas maintenant, ton frère te tuerait. Ou alors il ricanerait. Tu ne sais pas ce qui serait le pire. Alors tu fouilles dans ton sac à main, prends ton portable, tes écouteurs. Puis tu mets la musique. Tu laisses en aléatoire, et tu marches, du Ed Sheeran qui chantonne dans tes oreilles. Tu respires, tu ne peux pas rester dans la rue comme ça. Il faut que tu trouves quelque part où aller. C'est pas très grand Rockhampton, mais t'es pas super douée pour savoir où les gens sortent. Tu n'fumes pas, tu n'bois pas trop, tu ne sors pas vraiment et tu n'as pas la moindre idée d'où vont les gens pour s'amuser. Tes pieds foulent les pavés et au son d'une chanson, un sourire apparaît sur ton coeur. Tu n'sais pas réellement pourquoi, mais t'es bien là. C'est con le bonheur, parfois. Mais il suffit d'une soirée calme, belle, d'une étoile dans le ciel, d'un Ed Sheeran farceur et des cheveux blagueurs, pour que tu ailles bien. T'es pas compliquée, Regan. Tu ne l'a jamais été. Tu décrètes donc que t'aimes bien le quartier, et en faisant quelques pas, tu t'aperçois que t'es dans l'ouest de la ville. Tu ne connais pas grand-chose, ici, mais tu vois un bar quelques mètres plus loin. T'enlèves délicatement tes écouteurs de tes oreilles, les ranges dans ton sac et vérifies ton portemonnaie. T'as un peu de fric sur toi, ça suffira. Tu t'approches de l'endroit, pas franchement sure que ce soit l'endroit où aller ce soir, mais lorsque tu entends une mélodie, tu sursautes. Ed Sheeran. T'es pas une fille très superstitieuse, mais la coïncidence est quand même frappante. Et puis cette voix lointaine, t'as l'impression de la connaitre. Alors tu entres, Reg. Regan Lancaster est seule dans un bar, Micah aurait ri. Elle se serait pliée en deux. Mais en attendant, c'est ce que tu fais. Tu vois des gens avec plusieurs bouteilles de bière vide ; t'avales ta salive, t'as jamais vraiment aimé ce genre de chose. En y repensant, les vieux romans te semblent plus tentants. Mais lorsque tu relèves la tête, histoire de savoir d'où vient la jolie voix qui chante, ton coeur manque un battement.
Il est là.
Tout près.
Et il chante, putain. Il est beau quand il chante, avec ses yeux fermés et son sourire d'enfant. Il est beau quand il ne te voit pas. Et tu restes quelques secondes figée, Reg, devant son visage. Puis un toussotement se fait entendre, et tu t'installes au bar. Tu commendes un cocktail sans alcool, mais tu ne quittes pas Fitz des yeux. Ce con d'anglais pas anglais, tu ne veux plus jamais être coupée de son visage. Tu vois des gens qui partent au premier rang, et un tabouret libre au bar. Tu choisis le tabouret. T'es pas super aventureuse comme fille, Regan. T'as peur qu'il oublie soudainement qui tu es, puisqu'il y a plein de jolies filles qui n'ont d'yeux que pour lui. Mais de là où tu es, tu le vois parfaitement. Et lorsqu’il ouvrira les yeux quand il aura fini sa chanson, il te verra forcement. Enfin, toujours faut-il qu’il balaye la salle des yeux mais tu ne doutes pas une seule seconde qu’il le fera. Tu te recoiffes du revers de la main, te passes discrètement un peu de rouge à lèvres et essayes de boire son cocktail sans en reverser partout. Ce serait emmerdant. Puis soudain, tu le vois ouvrir les yeux, la chanson est finie. Et il te voit, et quand il te voit, tu souris doucement et lui adresses un signe de la main.
Mais si les papillons dans ton ventre pouvaient se taire, ça t’arrangerait.

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But love doesn’t make sense.
"Someone will fall in love with you. Your flaws, scars, someone will. They’ll love you for you. They’ll fall in love with you. No one else, just… you. Maybe you haven’t met them yet, but there is someone out there wondering what you’re like. You’ll meet them, I promise."
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MessageSujet: Re: regan ∞ I’ve noticed lately I need you, maybe   Dim 1 Mar - 5:10


I’ve noticed lately
I need you, maybe

tell me if I'm wrong, tell me if I'm right
Tell me if you need a loving hand
to help you fall asleep tonight

 

Les yeux toujours fermés, Fitz se laissa porter par le son qu’émettaient les cordes lorsque ses doigts les grattaient. Et il chantait. Il était seul dans son petit univers. C’était toujours comme ça, d’une façon ou d’une autre, il finissait toujours par se laisser emporter par la musique jusqu’à en oublier ou il était réellement. Derrière ses paupières closes, il pouvait voir les murs et les meubles de sa chambre et pouvait presqu’oublier qu’il était sur un banc un peu inconfortable. Il laissa résonner le dernier accord et attendit une quelconque réaction de la part de la foule avant d’ouvrir les yeux. Ce n’est que lorsque les premiers applaudissements se firent entendre qu’il se força à regarder devant lui. Un sourire se dessina sur son visage. Ça vous a plu? Demanda-t-il au petit public qui s’était tranquillement amassé devant la scène. En guise de réponse, ils crièrent et continuèrent à applaudir. Une immense vague de joie le submergea. C’était sans doute ridicule, il n’y avait qu’un petit nombre d’individus qui étaient là pour l’entendre, mais à cet instant, Fitz se demanda si c’était ça que ressentaient les artistes lorsqu’ils écoutaient une foule chanter les paroles qu’ils avaient écrites. D’une même réflexion, il se demanda si lui aussi pourrait, un jour, avoir la chance d’entendre des centaines de personnes scander son nom, chanter les paroles qu’il aurait écrit. Il pouvait déjà entendre le rire de son père. Savourant son petit moment de gloire, Fitz balaya la salle du regard, s’arrêtant lorsqu’il aperçu au fond de la salle une silhouette qui lui était familière. Regan. Assise au bar. Même si l’éclairage de la salle n’était pas très bon, il pouvait la reconnaitre. Même à cette distance. Que faisait-elle ici? Il se foutait un peu de la réponse en fait. L’important était qu’elle soit là. Dès qu’il la vit, le sourire sur le visage de Fitz s’agrandit.  Il resta sans doute quelques secondes, le regard accroché à elle. Le regard perdu dans la distance. Comme il aurait aimé se perdre dans ses yeux à cet instant précis, mais elle était trop loin. L’envie de tout plaquer juste pour pouvoir aller s’assoir à ses côtés se fit sentir, mais Fitz la réprima. Il savait qu’il avait un spectacle à terminer. Il devait au moins jouer cinq ou six autres chansons. Après tout, le proprio ne le payait pas pour rien. Il avait besoin de cet argent, de ce contrat. Il n’était resté que quelques secondes, immobile à regarder Regan, à lui sourire quand il revint à la réalité. Il enchaina avec une de ses compositions. Après chaque chanson, il avait cette envie de poser sa guitare, de quitter la scène et d’aller la rejoindre. Il réussi tout de même à créer un petit set de huit chansons qu’il présenta à la foule. Il joua majoritairement ses compositions mais se permit une autre reprise sur laquelle il travaillait depuis près d’un mois maintenant, le tout entrecoupé de dialogues et de discussions avec la foule. Après qu’il eut gratté le dernier accord de la dernière chanson, Fitz remercia la foule de l’avoir écouté et annonça la fin du spectacle. S’en était assez pour ce soir. Il avait assez attendu. Était-elle encore là? Avait-elle décidé de partir à un moment ou à un autre? Peut-être qu’elle en avait eu assez de l’entendre chanter. Parce qu’il s’était concentré, à fond dans le spectacle, et qu’il voulait penser à autre chose qu’à elle pendant les quelques trentes minutes supplémentaires ou il performa. Un rappel. Lança une des filles assises plus au fond du bar. Il la reconnaissait. Elle et un groupe d’amies venaient toujours lui parler après ses performances. Elles avaient l’air de filles de douze ans face aux garçons de One Direction. S’en était presque pathétique considérant qu’elles avaient tous dans la vingtaine. Enfin, ses amies l’appuyèrent. Fitz laissa échapper un léger rire. J’en jouerai une de plus le mois prochain. Lâcha-t-il finalement avant de quitter la petite scène. Évidemment, le groupe de filles vint lui parler. Fitz, par politesse sans doute, les écouta mais d’une oreille plus ou moins attentive. Il ne les regardait même pas. Non, il n’avait d’yeux que pour elle, sa mademoiselle Victor Hugo.  Elle qui était toujours assise au fond du bar. Elle était toujours là. Il ne put s’empêcher de sourire comme un idiot. Quel bon timing puisqu’une des fans de première heure venait tout juste de dire un truc drôle. Ça donnait presque l’impression qu’il les écoutait. Après quelques minutes à endurer un semblant de conversation, il y mit fin. À la prochaine. Lâcha-t-il après les avoir saluées. Il s’avança, posant sa main sur l’épaule d’une des filles afin de passer entre elle et son amie. Il s’était à peine éloigné qu’il pouvait les entendre parler de lui. C’était flatteur, cette attention qu’elles lui portaient, mais si seulement elles savaient à quel point il n’était pas intéressé. Même si elles étaient là depuis la première heure, elles n’étaient pas elle. Elles n’étaient pas Regan. Fitz posa sa guitare au sol, le manche contre le bar, avant de prendre place sur le siège libre aux côtés de Regan. Il jeta un coup d’œil au bar avant de s’exclamer S’il y a bien un endroit ou je n’aurais jamais pensé te croiser, c’est bien ici. Puis il se tourna vers elle afin de lui faire face. Elle semblait plutôt du type sage, à passer ses soirées à lire des livres ou autre activité plus ou moins intellectuelle, qu’à sortir dans des bars. 

mots: 931 | tag: regan <3 | notes: en espérant que ça te plaise. (j'lui ai inventé des groupies. déjà. haha)


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MessageSujet: Re: regan ∞ I’ve noticed lately I need you, maybe   Dim 8 Mar - 19:51


it’s you.
it’s always been you.
✻✻✻


Il est beau. Tu le vois qui chante, les paupières closes, et tu ne peux t'empêcher de penser qu'il est beau. Que ses mèches blondes te donnent envie de le recoiffer. Que son sourire est la plus belle chose que tu n'aies jamais vue. Que ses yeux, même fermés, te donnent envie de le regarder à tout jamais. Et c'est ce que tu fais, Regan. Tu le regardes, une moue rêveuse sur le visage. T'as envie qu'il vienne vers toi. Là. Tout de suite. Maintenant. Tu veux te jeter dans ses bras, tu veux le toucher pour ne plus jamais le lâcher. Tu veux l'embrasser. Tu le veux tout près de toi, rien qu'à toi, ses doigts entrelacés dans les tiens pour l'éternité. Tu veux sentir son souffle sur ta peau, tu veux passer tes journées avec lui, te réveiller le matin à ses côtés, le voir se réveiller. Tu t'es attachée à lui bien plus vite que tu n'aurais du. C'est pas bien, Regan, de s'attacher comme ça aux gens. T'as un cœur trop grand et des yeux trop pétillants pour que les gens ne veuillent pas te rencontrer . Ta mère te l'a toujours dit et répété. Mais avec Fitz, tu t'en fous. Les avis, tu t'en balances ; les conseils, tu les envoies là où tu penses. Avec lui, t'es mieux qu'avec quiconque. Avec lui, tu revis. Et il finit sa chanson, sa jolie chanson, et les paroles de Ed Sheeran s'effacent de ses lèvres. Il te voit. Tu le vois qui te voit. Et lorsque tu vois qu'il te voit, tu le vois à ton tour et tu vois son sourire qui s'élargit, tu vois des fossettes au coin de ses yeux apparaître. Et vous restez comme ça le temps d'un instant, comme figés dans l'espace temps. Vous ne détachez pas votre regard l'un de l'autre. Tes joues rougissent doucement, et son sourire s'agrandit petit à petit. Mais des murmures hantent la salle, et il reprend son morceau. Il en commencé un nouveau. Il chante, donc. Il chante comme un dieu, t'en es bouleversée. Parce que sa voix est belle, aussi belle que sa personne, aussi belle que son visage. Et tu découvres un autre de ses talents cachés. Tu l'as vu chanter dans la rue, c'est vrai, mais ici ce n'est pas pareil. Il est payé pour ce qu'il fait, il a un public réel. Et ça t'impressionne de plus en plus. Sauf que certaines filles semblent un peu trop l'aimer. Elles crient pour un rappel, elles vont lui parler. Toi tu ne le fais pas, t'applaudis sagement en sirotant ta boisson. Tu secoues discrètement ton genou au rythme de la musique, et tu souris. De toute façon, depuis que t'es entrée dans ce bar, tu ne t'es pas arrêtée de sourire. Tu ne peux pas. Tu ne peux plus. Pas après avoir vu Fitz chanter, pas après l'avoir vu te sourire comme jamais. Mais lorsqu'il finit de chanter, après plusieurs reprises et certains morceaux qu'il a apparement créé, des filles vont lui parler. Il les écoute, et leur sourit. En réalité, il te sourit à toi, mais rêveuse comme tu es tu ne l'as pas remarqué. Alors tu le regardes, avises les filles et soupires. Elles ont la vingtaine, elles sont franchement jolies, et elles semblent adorer ce qu'il fait. Elles sont bien habillées, et elles ont des portables dernier cri dans la main. Elles semblent confiantes, et tu ne doutes pas une seconde qu'elles ont plusieurs gars à leurs pieds. Du moins, de loin, c'est ce que tu peux imaginer. Alors tu baisses la tête, parce que tu ne seras jamais comme ces filles-là. Peut-être bien qu'un jour t'essaieras de leur ressembler, de sortir à la nuit tombée, mais ce jour n'est pas ce soir, alors tu retournes à ton verre. Tu sirotes un dernier coup. Pouf. Voilà. C'est finit. Plus de boisson. Tant pis, puisque Fitz cause avec ses groupies. Mais lorsque tu relèves la tête, tu le vois venir vers toi. Ton cœur se réchauffe, ton estomac se remplit d'une centaine de papillons un peu étranges. Il s'assoit à côté de toi, il n'a plus sa guitare. Il se tourne, te fait fasse. Tu souris discrètement, ramènes une mèche ébène derrière ton oreille. Voilà, tu y es : face à lui. Faut que tu fasses gaffe, maintenant, Regan. Faut pas que tu fasses de conneries ou que tu commences à parler littérature. Faut que t'es l'air intéressante mais pas chiante. Faudrait que tu sois comme Billie, mais tu n'es pas Billie, et tu ne l'as jamais été. Mais c'est lui qui te parle. Comme quoi il ne penserait pas te trouver ici. Oui, bah, tu le comprends. Personne ne s'attendrait à te voir ici. Pas Ken, pas Cam, pas Billie, pas Micah. Personne, absolument personne. Pas même toi, c'est pour dire. « Je pensais pas non plus venir ici. Je... hum, j'ai entendu la musique alors j'suis rentrée. Et puis, je suis restée... » Tu le regardes, tu rosis, parce que ta phrase était étrange. Tu n'avais pas prévu de dire ça. Mais tu perds tes moyens, putain. Il dérègle tout, Fitz. Il dérègle ton cerveau, tes idées, tes idéaux. Il dérègle son cœur et il en est devenu le maître. « Tu m'avais jamais dit que tu jouais ici... » lances-tu, un peu gênée. Tu tripotes ta paille, histoire d'occuper tes mains parce que tu ne sais pas où les mettre et que ça devient gênant cette histoire.

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MessageSujet: Re: regan ∞ I’ve noticed lately I need you, maybe   Mar 10 Mar - 0:41


I’ve noticed lately
I need you, maybe

tell me if I'm wrong, tell me if I'm right
Tell me if you need a loving hand
to help you fall asleep tonight

 

Les gens viennent te parler au moment ou tu n’es plus sur scène. Des filles surtout, mais tu t’en fou. Qui aurait pu croire que toi, Fitzgerald Meyers, le mec qui a toujours aimé les femmes, tu n’aurais pas d’yeux pour ces filles qui se pavanaient devant toi? Ces filles qui semblaient être prête à te décrocher la lune si tu leur avais demandé? Peut-être qu’il y a quelques années, quelques mois, même, t’aurais tenté ta chance avec l’une d’entre elle. Peut-être que t’aurais pu considérer partager un moment de ta vie avec une de ces filles mais là, ce n’était plus possible. Surtout pas ce soir. Pas alors qu’il y avait Regan assise un peu plus loin. Pas alors que t’avais croisé son regard.

Depuis trois mois déjà, ce n’était plus possible. Parce qu’il y a trois mois, t’es allé t’assoir sur ce banc de parc. T’as dérangé une fille aux cheveux d’ébène alors qu’elle lisait Les Misérables. Et depuis ce jour, elle n’a plus quitté tes pensées. On n’aurait pas cru ça de toi, que tu pouvais t’accrocher aussi rapidement à une personne. Tes amis se sont moqués de toi un peu parce que t’avais la tête dans les nuages. Parce que tu pensais à elle. Ils disaient que t’étais en train de devenir un mec comme dans ces comédies romantiques. Le garçon rebelle qui devient soudainement gentil après qu’il soit tombé en amour avec la fille la moins populaire de l’école. Et toi, t’as nié. Longtemps. Tu essayais de te faire croire que t’étais pas amoureux, qu’elle était juste intrigante. Et c’était vrai. Après votre première rencontre, tu ne savais presque rien d’elle. Ç’a pris du temps avant que t’en sache un peu plus sur elle. Mais quand t’as réussi à percer un peu sa coquille, t’as réalisé qu’il était trop tard pour reculer. En fait, ç’a été un peu comme un coup de foudre avec elle, même si tu n’as jamais cru à ces trucs. Il n’en reste pas moins que dès le moment ou vous vous êtes rencontrés, au fin fond de ton être, t’as su qu’il n’y aurait plus qu’elle. Mais t’es pas le mec pour ça. T’es pas le genre de personne qu’on présente à ses parents. T’es pas le genre idéal. Tu n’es pas une bonne personne pour elle. Pourtant, tu veux y croire. Tu te dis qu’un jour, tu t’endormiras à ses côtés, que tu te réveilleras tôt juste pour sa moue encore toute endormie. Tu veux croire qu’un jour tu deviendras un mec assez bien pour elle.

Ça faisait déjà presqu’une heure que tu résistais à la tentation de tout plaquer pour aller la voir. Alors maintenant que t’avais plus à faire ton spectacle, que t’avais rempli tes obligations, tu te foutais de tout le reste. Tu ne voulais qu’une chose et c’était d’aller la retrouver. Et c’est ce que t’as fait le plus rapidement possible. T’as dit au revoir à ces groupies et, sans avoir l’air trop pressé, mais d’un pas tout de même décidé, t’as fait ton chemin jusqu’au bar. À la seconde ou elle est arrivée dans ton champ de vision, ou tu pouvais la voir parfaitement, clairement, t’as souri comme un idiot. T’étais heureux. Comme à chaque fois que t’étais avec elle en fait. Parce que tu savais que dans quelques minutes, t’allais entendre le son de sa voix. Et ce son-là, c’était la plus belle mélodie que t’as jamais entendu de ta vie. Et quand tu t’es finalement retrouvé à ses côtés, quand t’as pu vraiment la regarder dans les yeux, t’étais bien. Finalement. Et tu ne pouvais pas t’arrêter de sourire. T’avais sans doute l’air bête, mais tu t’en fichais. Ton regard, après avoir inspecté la salle, s’est à nouveau posé sur elle et tu la trouvais belle et quand elle a replacé sa mèche de cheveux derrière son oreille, ton regard a suivit sa main et tu t’es dit que t’aurais voulu la replacer cette mèche, t’aurais presque tout donner pour pouvoir poser ce simple geste. Parce que du coup, t’aurais pu, innocemment, frôler sa peau. C’était stupide, tu te disais, de vouloir poser un simple geste, juste pour pouvoir toucher la toucher. Et pourtant, t’avais envie de tellement de chose là, maintenant qu’elle était juste à côté de toi. T’avais envie de la prendre dans tes bras, t’avais aussi envie de l’embrasser. Et dans un registre un peu moins direct, t’avais envie de l’écouter parler. T’aurais bien pu passer des heures à l’écouter parler de tout et n’importe quoi. C’est sans doute pour ça que lorsqu’elle a répondu à ta question, t’as souri. Encore. Toujours. Et t’as hoché la tête comme simple réponse. T’avais rien vraiment à ajouter. Et puis après quelques secondes, ça t’a frappé. T’as réalisé qu’elle n’était pas dans la salle avant que tu montes sur scène. Elle était donc arrivée pendant que tu chantais. Ce qui voulait dire qu’elle était entrée dans le bar pour t’entendre chanter. Qu’elle était restée parce qu’elle t’avait entendu. Du coup, ça t’a fait sourire encore plus. T’étais décidément pas capable de faire autre chose en sa compagnie. J’en conclu que ça t’as plu? Question purement rhétorique parce qu’elle était restée. Si ça ne lui avait pas plu, elle serait sans doute partie, mais tu voulais l’entendre sortir de sa bouche. Lorsqu’elle mentionna que tu ne lui avais jamais dit que tu jouais ici, un petit sourire en coin s’afficha sur ton visage. Il y a plusieurs choses que tu ne sais pas à mon sujet. Tu lances ça d’un ton joueur, mais tu te trouve ridicule d’avoir dit ça dès l’instant ou les mots passent la barrière formée par tes lèvres. Faut que t’aies l’air intelligent, Fitz. Parce qu’une fille comme elle, ça n’aime pas les mecs stupides. Ça n’aime pas les mecs comme toi qui ont abandonné leurs études pour suivre une carrière de musicien. Une fille comme elle, ça mérite tellement plus que tout ce que tu as à lui donner.


mots: 1005 | tag: regan <3 | notes: 


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